« Je veux juste que ma vie change
Tout semble pareil, je me sens emprisonné
Je suis épuisé de m'effondrer
Tout semble pareil, j'ai besoin d'un changement
Combien de temps vais-je attendre ici
Pour que mon destin brille
Attendant avec espoir que demain
Je ne me sentirai plus pareil. »
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__________Dimanche 11 novembre.
Mes oreilles hurlent un bruit sciant. Ma main agresse violemment mon réveil. Ma voix grogne son mécontentement. Ma tête souffre sans raison. Tandis que mes yeux lisent 11 : 30.
_____Je me réveille une nouvelle fois sans ta présence à mes côtés, maman. Tu m'as toujours pris sous ton aile, j'avoue que la réalité est frappante mais que je n'ai jamais voulu m'en rendre compte : je t'ai toujours considéré comme mon modèle, tu sais la personne que l'on admire et à laquelle on veut absolument ressembler. J'ai toujours vécu à travers toi._____Jusqu'au point de ne plus vivre moi-même ? _____Tu me le répétais souvent de vivre ma vie, de faire ce que j'ai envie de faire, d'aller de l'avant sans se soucier de ce que pouvait penser les autres. Cependant d'un côté, on me disait constamment : " C'est fou ce que tu ressemble à ta mère. " , " Ça ne plairait pas à ta mère, moi si je serais elle, j'aimerais que tu... " mais de l'autre, on me répétait : " Tu n'es qu'une simple copie de ta mère. C'est dommage ! " , " Vis ta vie, bordel ! ". Ont-ils raison maman ? Devrais réellement vivre ma vie sans te copier gestes pour gestes, traits pour traits ? " Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que nous aurions pu être. ( Georges Eliot ) " . A 17 ans, je crains qu'il ne soit trop tard pour un nouveau départ, de toute façon, je n'en aurais jamais le courage. Une boule commence à grossir dans ma gorge et la question " Qui suis-je réellement ? " se répète inlassablement dans mon esprit.
_____La mauvaise idée de se lever me traverse la conscience et doucement je me redresse pour m'asseoir sur le rebord de mon lit, mais mon pied vient se poser sur une feuille. Le souvenir de la soirée d'hier refait surface. Une soirée comme les autres, tranquille en somme. Mais en cherchant désespérément le sommeil, mes mains se mirent à écrire toutes seules, d'elles-même. Je m'empare, tremblante, de cette feuille et la survole des yeux d'emblée. Écrire, je le fais souvent, ou lorsque j'en ai besoin, lorsqu'il y a quelque chose qui me tracasse. Mais hier, je n'avais aucune raison d'écrire. Juste une envie.
« Je me rend compte que la vie est pathétique. Ma vie est pathétique. Toutes les erreurs que je peux faire à l'instant même ne sont que superflues. Oui, j'écris. Donc, je gomme, je rature, je tire un trait. Et je recommence de nouveau. Mais là, ici, maintenant, c'est différent. Dommage : dans ma vie, rien n'est pareil. On prend des choix, des décisions ; on fait des fautes. Que l'ont qualifie " d'erreurs". Non voulus : "sans faire exprès ". La vie est donc un enchaînement d'erreurs à peu près inévitable ? Mais on ne peut rien effacer, rien gommer. Certes on peut les atténuer grâce à un autre mot, un autre choix mais on ne peut jamais revenir sur le passé. La page se tourne, impossible de revenir en arrière. Pourtant on n'a la vie que l'on a ! On essaye de bien faire se rendant compte que ce n'est que superficiel. Apparences. Et quoi que l'on fasse, il y aura toujours quelque chose qui viendra salir les phrases, les mots et les pages de notre vie. Des mots peuvent être oubliés, d'autres exagérés malgré tout c'est ça qui donne notre caractère, non ? Tout comme l'écriture : Ronde, petite ou maladroite... Elle nous imite, nous ressemble. Notre image se reflète dans la plume de notre stylo. La mienne grince. A force de trop écrire, elle finit par se fatiguer, saturer. Elle aimerait devenir elle-même. Osez ! Pour pouvoir mieux écrire, écrire comme elle le veut, comme elle en rêve. Et peut-être maintenant voler de ses propres ailes. Je m'égare : ce n'est qu'un stylo. Et pourtant, il me ressemble. Je le regarde écrire chaque mots, en oublier, vouloir avancer, dire ce qu'il a au fond de lui mais penser que finalement tout est éphémère.»
_____Je retire mes yeux de cette feuille en essayant d'enlever certaines pensées de ma tête. Oui, une autre vie aurait peut-être été la mienne, mais l'instant présent m'offre de nouvelles circonstances d'existence. Mes mains ouvrent ma table de nuit, pour enfermer mon écriture dans le premier tiroir ; là où d'autres écrits ont déjà été trop souvent oublier. Je néglige le fait de devoir me lever, pour m'allonger une nouvelle fois. [...]
_____Je me réveille en sursaut et me souviens avoir dit à Nathys que je serais sans doute prête pour midi. Je me lève d'un bond, en évitant de tomber mais je me vois obliger d'attendre quelques secondes, le temps que le vertige dû à la rapidité que je venais de prendre disparaisse. La porte à peine ouverte, je sens déjà le délicieux son d'une musique des Beatles m'envahir les oreilles, il a dû dénicher ça dans les vieux classiques de ma mère. Je traverse les pièces et les couloirs pour rejoindre la cuisine. Nathys est assis en bout de table, un carton de pizza à moitié ouvert à ses côtés. La tête appuyé contre sa main, il vient de me remarquer... Je jette machinalement un coup d'½il à l'horloge, juste au-dessus de lui. _____12 heures et demie passé._____Mes yeux se reposent sur lui, il me regarde complètement blasé.
_ La prochaine fois, je te dirais de te lever à neuf heures, comme ça peut-être que tu seras prête pour midi. Je lui fais l'un de mes plus beaux sourires pour tenter de me rattraper.
_ Excuse-moi, je me suis rendormie. Il semble esquiver un sourire. Je vois que tu as commander une pizza.
_ Ça va encore, t'as une bonne vue le matin, me dit-il en m'envoyant un regard provoquant tandis que je m'assois sur la chaise la plus proche.
_____Une part de pizza dans ma main, je le vois observer l'extérieur par la fenêtre avec des yeux rêveurs. C'est si adorable à voir qu'un sourire perce mes lèvres. ( Écoute. ) La piste du CD change alors qu'il se retourne vers moi, m'observant quelques instants. Il ouvre la bouche, s'apprêtant à parler, mais il l'a referme d'emblée. Bon Julia, dis quelque chose là ! Si tu veux pas te faire sermonner encore pour ton retard. Un sujet de discutions... C'est ce qu'il me faut ! En fait, pas besoin d'aller chercher loin pour en trouver un, si on y regarde de plus prêt ; je me rend compte que je ne connais presque rien de lui... Mis à part qu'il s'appelle Nathys, Nath pour les intimes, qu'il vit seul dans son appartement à Horn, une petit ville près d'Hambourg, qu'il est dans le mannequinat depuis bientôt quatre ans mais qu'il est déjà assez connu dans ce milieu. Et plusieurs autres informations non importantes à son sujet. Pendant que mon esprit est occupé à cherché en vain une question pour réanimer le dialogue, son portable se met à vibrer encore et encore. Il l'a aperçu, mais ne bouge pas pour autant.
_ Tu peux décrocher tu sais ! , lui dis-je attendant pour réaction qu'il décroche enfin.
_ Je sais, affirme-t-il sans répondre à la personne qui essaye en vain de le joindre.
_ Oh, euh... D'accord.
_ C'est mon père. Et comme en ce moment c'est assez tendu entre nous, je ne préfère pas prendre le risque de déclencher une énième dispute au téléphone.
_ Je comprends.
_Ça ne servirait à rien... Je n'ai pas besoin de ça, juste d'être éloigné de tout et de tous. La solitude que je ressens lorsque l'on me parle de lui est immense.
_ Tu ne le vois plus ?
_ Ce n'est pas ça. C'est juste que lui et moi, on est différent, complètement différent. On a pas la même façon de voir les choses, la vie, ou les personnes. Tu comprends ? Même si je suis son fils, l'amour qu'il devrait ressentir à mon égard est quasi transparent, m''apprend-t-il, tandis que je reste surprise qu'il s'ouvre aussi vite sur un sujet si sensible pour lui que celui-ci.
_ Ton père t'aime. Même s'il peut avoir du mal à te le montrer... , pensé-je tout haut en croquant dans le dernier morceau de ma part de pizza.
_ Oui, mon père m'aime peut-être. Mais il n'a pas de mal à le montrer, puisqu'il n'essaye même pas. Il habite loin de moi et il est toujours en déplacement, je le vois rarement... Le téléphone existe, mais comme je te l'ai déjà dit, les disputes se font de plus en plus courantes, je préfère les éviter. Quand t'es gosse, tu vois ton père comme un pote à qui tu peux te confier, avec qui des moments de complicité ne sont pas rares. Il est l'homme de la maison, et tu commences à le devenir petit à petit de plus en plus... Mais tu grandis, vite, trop vite. Ton père s'éloigne... Afin, en temps normal c'est toi qui change ta vision de la vie, tu deviens plus mature et la crise d'adolescence qui frappe marque le fossé qui est en train de s'installer entre lui et toi. J'ai dit " en temps normal ", parce que pour moi, ça s'est pas vraiment passé comme ça.
_____Il s'arrête sur cette dernière phrase, mettant sa tête subitement être ses mains. Raconter tout ça doit faire remuer beaucoup de souvenirs enfuis qu'il a dû garder au fond de lui pour paraître plus fort. Comme moi avec la séparation de mes parents et la personnalité cachée que je n'expose presque jamais. Alors comme ça, le charmant Nathys serait un être blessé par l'absence de son père ? A méditer. C'est là que l'on se rend compte que les premières impressions sont souvent fausses. Nathys me parait fort autant moralement que physiquement mais à cet instant même, il est fragile et chaste. Blessé par tout ce qui l'a entouré lors de son enfance. Il a besoin d'oublier ou de réparer. Fermer la cicatrice. Ouverte depuis bien trop longtemps.
_____Timidement, j'ose lui demander si avait déjà tenter d'en parler avec son père, s'il lui avait déjà dit tout ce qu'il avait sur le c½ur... Mais je n'arrive pas à savoir comment je dois réagir face à sa douleur ; Nathys, je ne le connais pas tant que ça et ses réactions, je ne peux pas les prévoir. J'ai juste peur de lui faire plus mal encore en le questionnant à ce propos. Certaines personnes seraient blessées, ça serait comme "remuer le couteau dans la plaie", mais d'autres aiment parler de leurs problèmes, c'est pour se soulager en quelque sorte. Nathys, ne me fais pas regretter ce que je viens de dire... Comme s'il lisait dans mes pensées, Nathys relève sa tête avec prudence, s'humidifie les lèvres, et plonge ses yeux dans les miens :
_ Quand une personne que t'admire arrive à te décevoir, tu te dis qu'en réalité, tu vivais dans le mensonge. Son visage dénudé de toute expression m'étonne, son sourire me manque.
_ Il faut que tu oublies... Que tu arrives à tirer un trait sur tout ça, lui affecte-je d'une voix tremblante. C'est la seule solution, non ?
_ C'est pas l'envie qui manque, tu sais... Ni les tentatives. Seulement, il n'y a rien à faire. Plus je veux oublier, et plus j'y pense, murmure-t-il loin de nous, de cette ville, de tout. Je le hais autant que je l'aime. Ça fait mal d'haïr son père. Ça te brûle la gorge, te tords les tripes, te noue l'estomac, t'empoisonne de l'intérieur...
__________POV de Nathys :
_____Je lève les yeux au ciel et souffle un grand coup, comme pour faire sortir toute la haine qui crispe mon corps en ce moment même. Qu'est ce qui m'arrives ? Putain. Ça ne me ressemble pas de me plaindre. Surtout à propos de mon père. Julia doit me voir différemment maintenant que je lui ai dévoilé une partie de ma personnalité que presque personne ne connait. Nathys, tu es pathétique. Je vois Julia se lever en faisant grincer sa chaise sur le carrelage froid puis disparaitre par la porte d'où elle était arriver une vingtaine de minutes auparavant. Et voilà, je la fais fuir. _____Stop_____. Parler de mon père ne m'arrange vraiment pas, ça me rend surtout pessimiste à vrai dire. A qui la faute ? Je suis distrait par la pluie qui tombe depuis près de deux heure sur la ville de Paris. Quel temps de chien. Une goutte d'eau roule sur la vitre comme une larme sur ma joue. Mes doigts s'empressent d'effacer cette marque de mon visage. Je ne veux pas pleurer, pas pour lui. Plutôt crever. Je déteste ce sentiment de soumission que je ressens, dès lors que mes pensées envers lui sont trop fortes, que son image se projette devant mes yeux comme un vieux film en noir et blanc. Le bruit des pas de Julia me sort de mes pensées, elle arrive un sourire timide et désolé à la fois. Non, Julia je ne veux pas de pitié. Elle s'assoit nonchalamment à mes côtés et dépose devant mes yeux un bloc note. Il se passe quoi là ?
_ Quand je ne vais pas bien, j'écris... J'étale tout sur papier pour tenter de me libérer d'un poids. T'écris ! Tout ce qui te passe par la tête. Cohérent ou pas, tu t'en fou. Le principal c'est de se sentir mieux, soulagé. Libéré, dévoile-t-elle un sourire figée à ses lèvres, manifeste de l'envie qu'elle a de m'aider. Tu vois ce que je veux dire ? La haine que tu ressent sera toujours là, mais pas de la même façon. Tu peux toujours essayer, enfin c'est t...
_ Merci Julia, mais je n'ai pas besoin de ça, la coupe-je peut-être trop vite. Elle baisse la tête, son teint pâle prend des couleurs.
_ Oh ! Comme tu voudras. Elle relève la tête avec difficulté. Excuse moi... , ajoute-t-elle en m'adressant un sourire que je considère comme forcé.
_____Je crois que j'aurais dû me taire. Merde. Julia est assez mal à l'aise, elle désire seulement m'aider et je l'envoie presque balader. Le blanc qui vient de s'installer révèle en partie le malaise qui la tourmente. Personne ne sait quoi dire, sur quel sujet dériver. On reste immobile dans le silence pesant, entendant seulement le bruit de la pluie qui vient de s'intensifier claquer contre la vitre. Les mains de Julia viennent se poser sur la table, ses doigts serrent fortement un stylo plume qu'elle laisse tomber quelques secondes plus tard contre le papier de son bloc-note. Et à ce moment même, c'est à toi que je pense Lucas. Oui, cette fille, Julia, me fait énormément penser à toi. Les mêmes manis, la même envie de m'aider. Repenser à nos moments de complicité, d'amitié... A tout ce qu'on a vécu. Mais aussi à l'envie débordante que tu avais de m'aider au sujet de mon père, cette envie pesante et permanente... Penses-tu que je devrais essayer ? J'imagine déjà ta voix me répondre 'oui'...
_____C'est d'une main tremblante que j'attrape son stylo. Les yeux surpris de Julia se relèvent vers les miens, inexpressifs. Elle me sourit tout en se levant, puis repart une nouvelle fois, croyant bon de me laisser seul maintenant. Je souris observant les multiples morsures qu'à dû subir son stylo. Mes yeux contemplent maintenant une feuille blanche, vide. On va voir ce dont je suis capable de faire d'une feuille et d'un stylo. Ma main tremblante s'approche du papier et je soupire toute la tristesse que je ressens. Je ne pensais pas qu'écrire ce que j'ai sur le c½ur s'avèrerait aussi difficile.
__________POV de Julia :
_____" It's all because of you. So real these voices in my head... " ( Ecoute. ). La chanson de Three Days Grace résonne dans ma tête depuis une bonne demie-heure, ça faisait longtemps et leur son me manquait. J'espère que ce n'était pas une mauvaise idée de recommander à Nathys d'écrire ce qui le détruit sur papier. Déjà qu'il ai mal pris le fait que je m'interpose dans ses problèmes. Bref. Je ne lui en veux pas et d'un certain côté je le comprend assez bien. Je me lève du lit où je m'étais assise, pour m'installer à ma chaise de bureau. J'allume machinalement l'ordinateur, MSN se connecte automatiquement. D'emblée, une fenêtre s'ouvre sur une conversation avec Shany, une amie du lycée avec qui je m'entends assez bien.
. Shan'y <3. Pu'tain d'vacances =P dit :
Heey Ju' =D. Tu vas bien ? Tes vacances ?
. Julia, nobody else x) dit :
Salut :). J'vais bien & toi ? Les vacances, ça passe... trop vite ><.
. Shan'y <3. Pu'tain d'vacances =P dit :
Caa vaa ! C'est vrai =/. Tant pis, on profite quand même ^^'. Dis, ça te dirait de venir en boîte demain soir ? (A)
. Julia, nobody else x) dit :
Mdrr. Non, merci ! J'm'en passerai t'inquiète pas ;).
. Shan'y <3. Pu'tain d'vacances =P dit :
Mais Julia! Danser, draguer, fumer, boire... Tu proposes quelque chose de mieux peut-être ? xD.
. Julia, nobody else x) dit :
Non, j'ai rien de mieux ; mais j'ai quelqu'un chez moi alors oublie :).
. Shan'y <3. Pu'tain d'vacances =P dit :
Hum... l'excuse, t'aurais pu trouver mieux ! & même si c'était vrai, tu peux venir accompagnée tu sais x).
. Julia, nobody else x) dit :
J'te dis la vérité ! & puis j'ai autre chose de prévu pour demain. ^^'
. Shan'y <3. Pu'tain d'vacances =P dit :
Te connaissant, je sais que tu prévois tout à l'arrache, donc que tu n'as rien prévu pour demain ! Entre autre, tu es libre & accompagnée. Parfait :) !
. Julia, nobody else x) dit :
Shan'y, je n'aime pas ce genre de soirée, & tu l'sais ! Ca s'fera sans moi ! T'inquiète pas ;).
. Shan'y <3. Pu'tain d'vacances =P dit :
Tu diras ça quand t'aura passer au moins une soirée en boîte, d'accord ? :). Je passe te prendre à 22h30 demain soir ! Bisous & bonne soirée <3.
. Shan'y <3. Pu'tain d'vacances =P vient de se déconnecter.
_____Et merde ! Bon, Julia reste poli ! Avec un peu de chance, elle va m'oublier demain ; enfin il me faudra beaucoup de chance pour ça. Mais oui, le téléphone existe, je n'ai qu'à lui envoyé un message. Décidée, j'attrape mon portable resté sur la table de nuit et... un nouveau message : Inconnu. Je l'avais presque oublier celui là. Je me souviens que mon dernier message lui disait que je ne me rappelais plus de lui, et là il me répond : " Tu n'as pas besoin de savoir qui je suis pour me parler, si ? ^^. Alors Julia, tes vacances se passent bien ? " , il me surprendra toujours et pourtant... Ça en est effrayant. Je n'ai pas peur de l'inconnu, je vais simplement me dire que c'est un vieil ami avec qui j'avais perdu contact. Histoire de me dire que je parle à quelqu'un de bien, enfin là je ne sais même pas comment il s'appelle... " Dis moi au moins ton nom x). Mes vacances passent vite, mais il reste encore une semaine alors ça va. Enfin... Et toi cher inconnu ? :) ". Et voilà, j'envoie le message, toujours dans la langue germanique bien sûr. [...]
_____Trois heures se sont passées, il est bientôt 16H30, c'est fou ce que le temps passe vite lorsqu'on est sur internet à ne rien faire... Je suis à la recherche de nouveaux groupes musicaux, je pourrais passer ma journée à ça. Dehors, il pleut encore ; qu'est ce que je peux haïr le mois de novembre pour ça ! Le bruit de l'eau se mélange vite au vibrement de mon portable. Sans doute, la réponse de je-ne-sais-pas-qui : " Appelle moi comme tu veux :). Mes vacances ? A peu près pareil que les tiennes. Il pleut encore et toujours. " . L'appeler comme je veux ? J'en ai aucune idée, il est pas net ce type. Sans que je m'y attende Nathys rentre dans ma chambre, attrape une chaise, s'assoit à mes côtés. Sentant mon regard sur lui, il tourne la tête et fronce les sourcils.
_ Tu vas bien ?, me demande-t-il sans que je comprenne la raison de cette question.
_ C'est à moi de te poser la question !, rappliqué-je en espérant que la réponse soit positive et que le soin qu'il a pris pour écrire, lui serve à quelque chose.
_____Il m'adresse un sourire reconnaissant, j'en conclue qu'il doit bien aller. Il fixe maintenant l'écran d'ordinateur où un site de nouveaux groupes est affiché, il hoche la tête à chaque groupe qu'il connait. Autant dire qu'il a une immense culture musical, ce qui ne m'étonne pas s'il connait un groupe qui commence à se faire connaître. Je lis un sourire naissant sur son visage lorsqu'il se rend compte que mes yeux sont posés sur lui. Il se tourne vers moi avant de froncer les sourcils, je rougis m'étant faite prendre en flagrant délit. Il sourit, une fois encore, j'ai l'impression qu'il ne sait faire que ça mais j'avoue que c'est énormément plaisant aux yeux.
_ Demain, on sort, n'est ce pas ?
_____Ma respiration se coupe le temps que j'analyse sa phrase. Où veut-il que l'on sorte ? J'hausse doucement les épaules, et les sourcils par la même occasion. Déjà que je ne veux pas aller en boîte avec Shany...
_ Fait pas cette tête. On ira... Je ne sais pas moi... à la tour Eiffel par exemple !
_____J'écarquille d'autant plus les yeux. Une grimace se forme sur mon visage aux souvenirs qui me ramènent à cet engin. Le vertige m'ayant totalement paralysé au troisième étage contre la rambarde de sécurité. Il ne va quand même pas oser m'amener là-bas. Il lève un sourcil, voulant que je lui explique ma réaction quelque peu inattendu pour une Parisienne.
_ Je... J'ai le vertige, avoué-je en sentant une chaleur imminente me brûler les joues.
_ C'est pas grave, tu fermera les yeux.
_____Il joint ses mains sous mon visage voyant que je n'étais réellement pas décidée. Il fronce doucement les sourcils et avance légèrement la lèvre inférieure dans le but de me faire craquer. Il tente en vain de s'expliquer, disant que visiter la tour Eiffel lorsque l'on est à Paris est quelque chose d'inévitable. Je soupire, lui admettant que c'était d'accord, mais que c'était la première et la dernière fois que je cède à ses demandes. Il sourit de toutes ses dents, puis dans un élan il me plaque un bisou sur la joue.
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Les confidences commencent déjà ? Étonnant.
Nathys, blessé par son père. Julia, effrayée par le vide.
Les filles, je vous remercie TOUTES, sincèrement. C'est tellement adorable de me lire.
Je vous embrasse énormément ♥♥